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Résumé IA

Après un bon petit dej’, on prend la route pour rejoindre le village de Saint-Emilion. PS : Si tu as manqué le jour 1 à Bourg, par ici. Jour 2…


Après un bon petit dej’, on prend la route pour rejoindre le village de Saint-Emilion.
PS : Si tu as manqué le jour 1 à Bourg, par ici.

Jour 2 : Saint-Emilion

9h : Wake Me Up !

On arrive au petit matin, quand le village somnole encore sous un voile de brume : waouh c’est magnifique. On profite du calme pour déambuler dans les ruelles. Saint-Émilion en hiver a ce petit supplément d’âme qui nous fait chavirer à tous les coups. Lydie, notre guide pétillante, nous régale de ses anecdotes et dévoile ses meilleurs spots photos : La place du Clocher, la rue de la Porte Brunet, la rue de la Cadene, la place du marché au bois… Avant de nous laisser, Lydie glisse un dernier conseil : passer chez Nadia pour goûter le macaron de Saint-Émilion. Inutile de vous dire que nous n’avons pas attendu qu’on nous le répète…

Office du tourisme Saint-Emilion

13h : Pour le plaisir

Manon et Joanna optent pour le restaurant “Le Jardin” au Château Petit Faurie de Soutard. Là-bas, le chef Stéphane Casset et son équipe jouent avec les herbes et légumes du potager. La carte se dessine tous les jours en fonction de la récolte du matin, elles se régalent. Le moment fort ? Manon, qui frôle l’extase quand la cave à fromages sur roulettes fait son apparition. Dilemme gourmand en vue, je répète, dilemme gourmand en vue.

L’autre partie de l’équipe s’ambiance au pique-nique du Cloître des Cordeliers. J’adore me composer un panier de produits locaux et m’installer dans les jardins. En cette fin d’année, j’avais envie de bulles, celles de Saint-Émilion, et pourquoi pas d’en offrir. Après une visite des souterrains, je craque pour le collector rouge sec 2016. Sa robe rubis et ses notes de cuir vont en surprendre plus d’un, c’est certain.

19h : Et si tu crois que c’est fini… jamais 

Oui, on sait… Vous vous dites : mais comment font-ils pour autant manger en une journée ? Mais rappelez-vous : ce week-end, c’est plaisir sans modération. Pour clôturer en beauté, direction Le Grand Barrail, hôtel 5 étoiles pour un dîner d’exception. Le cadre est somptueux : la salle à manger Mauresque nous coupe le souffle avec ses moulures anciennes, vitraux éclatants, dorures et fresques orientales façon Viollet-le-Duc. Royal !

Les plats s’enchaînent et le chef Quentin Merlet nous gâte. À droite, un poulpe grillé avec brocoli sauté ; à gauche, une volaille locale farcie aux épinards et crème de petit pois. C’est un festival pour les yeux et le palais. Arrive le moment du dessert, et là, c’est la bataille : la team gourmande se régale avec l’assiette cannelée tandis que les plus « raisonnables » fondent pour la pavlova pêche-verveine. Petit secret : le midi, ce festin est accessible pour 38€. 

Château Hôtel Grand Barrail

 

11h : Sugar Sugar 

La petite boutique déborde d’amour et de savoir-faire. L’arrière-boutique révèle les mains expertes qui façonnent les macarons un à un. Ici, tout est fait maison et en famille. Dès 5h du matin, les amandes sont pelées, séchées, puis écrasées pour obtenir la précieuse poudre. Après le façonnage, on polit un à un les macarons avec du sucre, le geste est rapide, précis, hypnotisant. Petit conseil : si vous passez le matin et demandez très gentiment, vous aurez peut-être la chance d’assister à la fabrication.
Vient enfin la dégustation. Manon choisit les classiques, la recette datant de 1620  : on craque pour les fourrés au chocolat.

Macarons de Saint-Émilion – Nadia Fermigier

 

15h : Tu es mon millésime

Voici un atelier qu’on rêvait de faire depuis toujours : fabriquer notre propre vin. Au château Cormeil-Figeac, on accepte tous les élèves, des studieux aux plus dissipés, parfait pour nous, sérieux et disciplinés qu’on est, vous nous connaissez ! On prélève les échantillons à la cuve et dans les barriques, on goûte, on apprend même à cracher avec élégance (c’est sûrement la partie la plus ardue et pour autant c’était limite beau, mais limite). On teste, assemble et notre cru prend forme : fruité, subtilement boisé, un vrai chef-d’œuvre. Vient ensuite le moment de le mettre en bouteille et de signer fièrement l’étiquette. Verdict ? On s’auto-attribue un 10/10, LARGEMENT mérité. 

Château Cormeil Figeac Magnan

22h : Un peu plus près des étoiles 

Il est temps de filer vers notre nid pour la nuit : le relais Franc Mayne et sa cabane perchée. Nichée au cœur d’un cèdre centenaire, elle offre une vue imprenable sur le vignoble qui s’étend à perte de vue. Le réveil, le lendemain matin, est un moment suspendu. On s’installe sur la terrasse, savourant le spectacle et le temps qui semble ralentir.

Le domaine propose des visites et la location de vélos pour explorer les environs, mais ce sera pour une prochaine fois. Pour l’instant, l’heure est au petit-déjeuner pris ensemble, à profiter des derniers instants de cette parenthèse enchantée avant de retourner à nos vies. 

Le Relais Franc Mayne

 

A la recherche d’une autre escapade dans le vignoble bordelais ? Cap sur le Médoc ! 

Immeuble Gironde – CS 92015
1 et 4 Terrasse du 8 mai 45
33076 Bordeaux Cedex

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